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- Jour 1 — Le cœur historique de Palerme
- Jour 2 — Le Palerme arabo-normand (cathédrale & Palais des Normands)
- Jour 3 — Excursion à Agrigente et la Vallée des Temples
- Jour 4 — Marchés, street food et Teatro Massimo
- Jour 5 — Monreale, puis cap sur Cefalù
- Jour 6 — Cefalù : vieille ville, cathédrale et La Rocca
- Jour 7 — Plage, tour en bateau et farniente
- Jour 8 — Retour : Cefalù → aéroport de Palerme en train
- Faut-il une semaine entre Palerme et Cefalù ?
- FAQ – Infos pratiques pour cet itinéraire
Palerme, c’est un joyeux bordel. Ce n’est pas la ville touristique typique italienne avec tous ses quartiers historiques, ses monuments et ses tours que tout le monde fait. C’est une ville différente. C’est une ville qui se visite différemment et qui, surtout, se vit.
C’est une ville qui bouscule, qui sent l’orange amère et la friture, le spritz et le poulpe, où une chapelle byzantine étincelante se cache derrière une façade décrépite, et où un marché arabe se déroule à deux pas d’une cathédrale normande.
Ma femme voulait aller en Sicile. Je voulais découvrir une nouvelle ville italienne, avec du caractère. Donc avec cinq jours à Palerme et deux jours à Cefalù, on a trouvé que cette semaine était le format idéal : assez long pour gratter sous la surface de la capitale sicilienne, et assez pour finir en douceur les pieds dans l’eau. Bon, on aurait pu faire plus car quelqu’un a oublié son passeport le jour du départ, on a donc du partir un jour plus tard. Je ne balancerais pas cette personne.
Je vous propose ici un itinéraire pour visiter Palerme et Cefalu. Mais attention, je ne vais pas ici vous donner l’itinéraire qu’on a fait. Mais comment on aurait du le faire, en mieux pensé, préparé.
Donc l’itinéraire idéal pour voir le meilleur de Palerme.
Car on n’a pas été très très bien organisés je l’avoue, on a raté des choses, on a pris plus de temps pour d’autres, on a été un peu à l’image de la ville, c’est à dire qu’on s’est laissés portés mais on a quand même réussi à faire la majorité des spots que j’avais listés.
À retenir avant de partir : à Palerme, le vrai défi n’est pas la distance, c’est de jongler avec les horaires. Beaucoup d’églises et d’oratoires ferment pendant les offices, le midi, ou n’ouvrent que le matin. Vérifiez les horaires la veille au soir et construisez vos journées autour des sites aux horaires les plus contraignants. C’est le secret pour ne rien rater. Pour ne pas faire comme nous (on a raté tous les oratoires par exemple), ne pas revenir X fois au même endroit pour voir si c’est enfin ouvert, avoir des réponses différentes à chaque fois qu’on demandait. Un joyeux bordel comme je vous disais!


Jour 1 — Le cœur historique de Palerme
Pour une première journée, on a volontairement levé le pied et arpenté le centre à pied, le nez en l’air. Tout part des Quattro Canti, ce carrefour baroque où se croisent les deux grandes artères de la ville, le Cassaro (Via Vittorio Emanuele) et la Via Maqueda. Quatre façades incurvées, quatre saisons, quatre saints : c’est le salon de Palerme.
Quattro Canti, c’est vraiment un superbe carrefour (les voitures peuvent évidemment passer, ce n’est pas piéton), mais c’est surtout le principe même de Palerme : un grand n’importe quoi. Imaginez qu’en journée il y ait des artistes de rue, des chanteurs (dont un chanteur d’opéra), des danseurs, des vendeurs de jus de fruit. Et que dès que la nuit tombe, les vendeurs de jus de fruit sortent la sono, le jus de fruit devient un cocktail et la place devient une discothèque géante.




À quelques mètres, la Fontana Pretoria et ses dizaines de statues de marbre nues lui ont valu le surnom de « fontaine de la honte ». En travaux depuis un moment et pour encore un gros moment (je pense que les travaux à Palerme, ça doit être une notion un peu à part). On a tourné autour un bon moment avant de filer sur la Piazza Bellini, sans doute notre coup de cœur du centre. Là, deux merveilles côte à côte :
- L’église de la Martorana (Santa Maria dell’Ammiraglio), avec ses mosaïques byzantines à fond d’or absolument éblouissantes. Un choc. Elle est indispensable à voir. Faites attention à ses horaires, c’est peut-être que jusqu’à 13h.
- L’église San Cataldo et ses trois petites coupoles rouges arabo-normandes, plus sobre à l’intérieur mais tellement photogénique dehors.
On a terminé par Santa Caterina d’Alessandria, baroque jusqu’au vertige, dont on adore le cloître et la terrasse (et la petite pâtisserie du couvent : impossible de résister à un cannolo ou à une « minne di vergine »).
Bon plan première soirée : se perdre sur le Cassaro à la tombée de la nuit, quand les Palermitains sortent et que les terrasses se remplissent.







Jour 2 — Le Palerme arabo-normand (cathédrale & Palais des Normands)
C’est LA journée patrimoine, celle qui justifie à elle seule le voyage. Le matin, cap sur la Cathédrale de Palerme, ce patchwork architectural fou où se superposent époque normande, ajouts gothiques, catalans et une coupole du XVIIIᵉ. On a payé le supplément pour monter sur les toits : la vue sur la ville et les montagnes vaut largement les quelques marches. Par contre les autres suppléments, on en parlera plus tard mais ce n’est peut être pas indispensable.




Normalement ça devrait être dans l’après midi, mais les horaires sont tellement étranges que je vous conseille de voir les églises entre la cathédrale et le Palais Normand. Donc à midi, enchainez avec ce trio d’églises proches du centre, chacune dans un style différent :
- San Giuseppe dei Teatini, baroque exubérant sur le Cassaro.
- L’église du Gesù (Casa Professa), ahurissante de marbres polychromes, dont on a visité le musée attenant.
- L’église du Saint-Sauveur (Chiesa del Santissimo Salvatore), à la nef ovale spectaculaire, qui sert aussi parfois de salle de concert.
C’est très baroque, mais un baroque totalement local et unique. Ce ne sont pas que des peintures et des fresques, ce sont surtout des reliefs, des sculptures qui y sont mélangées. L’idée est de donner vie aux murs et aux plafonds. Et ça marche!






Puis direction le Palais des Normands (Palazzo dei Normanni) et son joyau, la Chapelle Palatine. Là, on est restés sans voix : un plafond en bois sculpté d’inspiration fatimide, des murs entièrement recouverts de mosaïques d’or, une synthèse parfaite des cultures normande, byzantine et arabe. C’est, pour nous, le plus beau lieu de toute la Sicile. Mais il est actuellement en rénovation d’urgence, donc on ne peut voir que la moitié. Mais c’est déjà sacrément beau ! Vivement que cela soit de nouveau tout beau et tout disponible!
En général il y a aussi une exposition. On a eu droit aux impressionnistes en Normandie, intéressant! Et pas que du Monet donc ça permet de voir autre chose.
On ne l’a pas fait, mais ça rentre parfaitement ici : juste à côté du Palais des Normands se trouve San Giovanni degli Eremiti et ses fameuses coupoles rouges, classée à l’UNESCO avec le reste du circuit arabo-normand. On a fait l’impasse car on s’était laissé dire que l’intérieur était moins spectaculaire que la façade et le cloître — mais pour quelques euros et si vous avez le temps, le jardin vaut le détour et c’est à 200 mètres.




Jour 3 — Excursion à Agrigente et la Vallée des Temples
Parce qu’on ne voulait pas se contenter de faire Palerme alors que pas loin il y a des vestiges super importants, on a fait plusieurs excursions organisées.
On a mis le réveil tôt : direction Agrigente et sa Vallée des Temples, à environ 2h de route au sud. C’est plus loin que les autres excursions, mais ça se fait très bien sur la journée et c’est, à nos yeux, incontournable.
Le site est immense et aligne certains des temples doriques les mieux conservés du monde grec, à commencer par le sublime temple de la Concorde. Et la fameuse statue d’Icare, bien plus récente, qui s’est brulé les ailes et se retrouve maintenant ici, ça rend pas mal ! On a marché le long de l’antique « via Sacra », entre oliviers et amandiers, avec la mer en toile de fond.
Le conseil : attention à la chaleur (pas d’ombre sur le site), prévoyez chapeau et eau. Si vous venez en indépendant, alors vous pouvez décaler un peu vos horaires pour arriver quand ça cogne moins.
️ Variante : si Agrigente vous semble trop loin, sachez que Palerme offre d’autres belles excursions à la journée — Segesta et son temple solitaire, Erice le village médiéval perché et Trapani, ou encore les villas baroques de Bagheria. On a choisi Agrigente et Monreale pour leur force symbolique, mais il y a de quoi remplir une deuxième semaine.


On est passés par cette agence qui fait surtout le transport. Etant donné que je ne comprends rien aux transports siciliens et à leurs prix (l’impression d’avoir “pigeon” écrit sur ma tête), j’ai préféré prendre quelque chose dont j’étais sur, même si de manière générale je préfère organiser moi même.
Franchement c’était bien organisé. Une guide nous attendait sur place (moyennant supplément évidemment), mais ça allait, c’était intéressant, bien fait. Donc je recommande.
Mais si jamais vous y allez par vous-mêmes, alors je vous enjoints de prendre vos billets en avance, surtout en haute saison car la queue peut être vraiiiiiment longue!
📍 Agrigente · GYG Tours & Tickets (1 j)
Billet officiel coupe-file avec application audioguide pour visiter la Vallée des Temples à votre rythme.
- Coupe-file à l'entrée du Temple de Junon
- Application audioguide numérique incluse
- Valide 1 jour, libre visite à votre rythme
Annulation gratuite
À partir de 22 € / pers.
📍 Palerme · Tour Transfer Sicily (8 h)
Journée complète depuis Palerme avec transport, Vallée des Temples et arrêt à la Scala dei Turchi.
- Transport aller-retour en minivan climatisé
- 2 h dans la Vallée des Temples
- Arrêt à la Scala dei Turchi (plage blanche)
Annulation gratuite
À partir de 63 € / pers.
📍 Agrigente · Empeeria (2 h)
Visite guidée de 2 h au coucher du soleil avec un guide local passionné, coupe-file inclus.
- Coupe-file inclus au Temple de Junon
- 2 h à la golden hour + temples illuminés
- Temples Concorde, Héraclès et Zeus
Annulation gratuite
À partir de 30 € / pers.
Jour 4 — Marchés, street food et Teatro Massimo
Place à l’âme populaire de Palerme : ses marchés, héritiers directs des souks arabes. On a fait les deux grands :
- Le Capo : notre préféré, plus authentique, moins touristique, où l’on slalome entre les étals de poisson, les fromages et les fruits sous les bâches colorées.
- Ballarò : le plus grand et le plus vivant, idéal pour la street food. J’ai apprécié le fait que quand je commande du poulpe, on m’amène “le” poule en entier, pour vraiment pas grand chose (genre 8/10€). Mais il y a absolument tout, dont, pour les plus courageux, le pani ca’ meusa (sandwich à la rate).
On a aussi jeté un œil à la Vucciria, le troisième marché. Honnêtement, de jour il a perdu de sa superbe et n’a plus grand-chose à offrir : c’est surtout le soir qu’il reprend vie, transformé en bar à ciel ouvert où la jeunesse palermitaine boit un verre dans la rue. Encore une fois, les vendeurs de jus de fruits qui se transforment en barmen et sortent les sono jusqu’à la fin de la nuit. C’est une drôle d’ambiance!




L’après-midi, on a visité le Teatro Massimo, le plus grand opéra d’Italie (oui, devant la Scala de Milan). La visite guidée d’une quarantaine de minutes en vaut la peine — l’acoustique de la salle et la salle des miroirs sont superbes, et c’est ici qu’a été tournée la scène finale du Parrain III. C’est pas indispensable, mais c’est joli!
Surtout que ce n’est pas spécialement cher, et il y a des visites guidées en français. D’ailleurs, je vous recommande chaudement de réserver votre billet en avance.
On a essayé, mais sans succès — les oratoires de Serpotta : à deux pas de la Vucciria se cachent les oratoires ornés de stucs de Giacomo Serpotta (Santa Cita, Rosaire de San Domenico, San Lorenzo), considérés comme des chefs-d’œuvre absolus du baroque sicilien. On a buté sur leurs horaires d’ouverture vraiment capricieux et on n’a pas réussi à les caler. Si vous voulez les voir, organisez votre journée autour d’eux dès le matin — c’est typiquement le genre de site qui mérite qu’on s’y prenne à l’avance.
Dans le même secteur, l’église San Domenico (le « Panthéon des Siciliens illustres ») était en rénovation côté façade lors de notre passage, et l’intérieur nous a paru moins éblouissant que les autres — on a préféré garder notre énergie pour la Martorana et la Palatine.




Ensuite, dans l’après midi, changement total d’ambiance comme on n’a pas réussi à voir les Oratoires : on a filé à Mondello, la plage des Palermitains, à une vingtaine de minutes du centre. Sable blanc, eau turquoise, villas Liberty et son emblématique établissement de bains sur pilotis. On a posé la serviette, piqué une tête et fini par une granita face à la mer — la parenthèse iodée parfaite après l’effervescence des marchés.
On peut y aller et revenir en bus. Nous on a choisi la “facilité”. Y aller en taxi, pour 20€ (ok bon ça peut passer), mais au retour, impossible de trouver quelqu’un sur place, pas un taxi, pas un uber (sauf les black hors de prix), quasi pas de bus comme c’était dimanche. Notre seule solution, un taxi à 40€. oui oui. Et en négociant. C’est vous dire à quel point on est nuls en négociation.


Jour 5 — Monreale, puis cap sur Cefalù
Pour notre dernière matinée palermitaine, petite excursion (vous ne voulez pas connaitre le prix du taxi) jusqu’à Monreale et son extraordinaire cathédrale.
Si la Chapelle Palatine vous a émus, accrochez-vous : ici, ce sont plus de 6 000 m² de mosaïques d’or qui tapissent la nef, dominées par un Christ Pantocrator gigantesque.
On a aussi grimpé sur les toits et flâné dans le cloître bénédictin, l’un des plus beaux d’Italie avec ses 228 colonnes toutes différentes. Comptez facilement 2h pour la cathédrale, mais je vous conseille aussi de visiter le cloitre qui est juste à côté et qui n’est évidemment pas inclus dans le prix (8€ je crois).
⛪ Sur la route de Monreale (non fait, mais idéal à combiner) : les Catacombes des Capucins (Catacombe dei Cappuccini) se trouvent à l’ouest de la ville, dans la même direction que Monreale. C’est sans doute notre plus gros regret du séjour : ce lieu hors du commun abrite des milliers de corps momifiés, habillés et alignés le long des galeries, dont la troublante petite Rosalia Lombardo. Glaçant, fascinant, unique. Si vous êtes plus matinaux que nous, casez les catacombes en début de matinée et Monreale ensuite — c’est tout à fait jouable. Toujours dans ce secteur ouest, le palais arabo-normand de La Zisa complète bien la balade.




En milieu d’après-midi, retour à Palerme, récupération des bagages et direction la gare Palermo Centrale : un train d’environ une heure nous a déposés à Cefalù (dans l’article suivant je vous indique comment aller de Palerme à Cefalù). On a choisi de partir dès la fin du Jour 5 plutôt que de dormir une nuit de plus à Palerme — ça nous a fait gagner du temps et offert deux journées pleines sur place. Arrivés en fin d’après-midi, juste à temps pour notre premier coucher de soleil cefaludien, un spritz à la main.
Et franchement, même si c’est relativement touristique, le calme de Cefalù par rapport à l’agitation de Palerme, ça fait du bien! 😀
- à Cefalù, pour être bien dans la vieille ville, je vous conseille de dormir au Taliammari, vous serez dans un cocon!
- mais si vous voulez plus de choix, vous voulez quelque chose de familial, alors dans l’article suivant je vous propose un large choix d’hébergements de qualité à Cefalù


Jour 6 — Cefalù : vieille ville, cathédrale et La Rocca
Réveil à Cefalù, et quel décor : un bourg médiéval blotti entre une mer turquoise et un énorme rocher, La Rocca, qui le surplombe. Deux journées pleines nous attendaient pour en profiter sans courir.
On a d’abord flâné sans but (enfin si, à la recherche d’un petit déjeuner et surtout d’un café!) dans les ruelles de la vieille ville, un dédale d’escaliers, de boutiques d’artisans et de placettes. Forcément, on a ramené quelques souvenirs (céramiques, têtes de Maure, produits à la pistache de Bronte…).
Le clou de la visite, c’est la cathédrale de Cefalù, autre joyau arabo-normand classé à l’UNESCO. Sa façade flanquée de deux tours massives domine la place, et à l’intérieur trône un Christ Pantocrator en mosaïque considéré comme l’un des plus beaux de toute la Sicile — antérieur à ceux de Monreale et, pour beaucoup, le plus expressif. Comme je vous l’explique dans l’article dédié à Cefalù, ne prenez pas la visite complète de la Cathédrale, mais uniquement les toits et les mosaiques. Et sinon, juste l’entrée gratuite est aussi très bien.
À ne pas manquer (et facile à caser) : le Lavatoio Medievale, ancien lavoir médiéval où l’eau de source dévale des marches de pierre noire jusqu’à la mer. C’est gratuit, à deux pas de la grande rue, et plein de charme. Attention, il y a des horaires d’ouverture.




Et s’il vous reste de l’énergie, c’est le moment de grimper La Rocca, l’imposant rocher qui domine la ville. Comptez une bonne heure de montée par un sentier escarpé jusqu’aux vestiges du Tempio di Diana puis, tout en haut, aux ruines du château : la vue plongeante sur les toits de Cefalù et la mer est sans doute la plus belle du séjour. Prévoyez de l’eau et de bonnes chaussures, et évitez les heures les plus chaudes — l’ascension est courte mais sportive.


Sinon, l’alternative si vous n’avez pas les mollets ou la motivation, c’est la plage évidemment!
On a terminé la journée comme on a pris l’habitude de le faire à Cefalù : un spritz et un coucher de soleil. Notre endroit préféré pour le coucher de soleil, c’est le ptit port avec la muraille sur laquelle on grimpe.


Jour 7 — Plage, tour en bateau et farniente
Dernière journée placée sous le signe de la détente totale. La matinée a commencé par la plage de Cefalù, cette longue bande de sable au pied de la vieille ville avec sa carte postale de maisons les pieds dans l’eau. Baignade, lecture, granita : le programme idéal.
Dans l’après-midi, on a embarqué pour un tour en bateau le long de la côte. Voir Cefalù et La Rocca depuis la mer, se baigner dans des criques accessibles uniquement par l’eau, spritz à la main : un de nos meilleurs moments du séjour. Plusieurs formules existent, du petit tour d’une heure à la demi-journée avec apéritif à bord.
Et puis, fidèles à notre rituel, on a savouré un dernier coucher de soleil sur la mer Tyrrhénienne avant de boucler les valises. Cefalù, après l’effervescence de Palerme, c’est exactement la respiration qu’il fallait.


Jour 8 — Retour : Cefalù → aéroport de Palerme en train
Bonne nouvelle pour finir : pas besoin de revenir dormir à Palerme la veille du vol. Depuis Cefalù, le train rejoint l’aéroport de Palerme (Punta Raisi), qui possède sa propre gare sur la ligne. Comme l’aéroport se trouve à l’ouest de Palerme et Cefalù à l’est, comptez en général un changement à Palermo Centrale (parfois direct selon les horaires). On a pris un train le matin, valises à la main, en profitant une dernière fois de la côte qui défile par la fenêtre.
C’est pratique, économique et sans stress : aucune voiture de location à rendre, aucun parking d’aéroport à gérer. Deux conseils tout de même : vérifiez les horaires la veille (les trains régionaux se font plus rares tôt le matin) et gardez une marge confortable avant l’enregistrement, le temps de trajet total avoisinant les 2h selon les correspondances.
- regardez l’article suivant pour les trajets entre Palerme et l’aéroport


Faut-il une semaine entre Palerme et Cefalù ?
Pour nous, oui, sans hésiter. Cinq jours à Palerme peuvent sembler beaucoup sur le papier, mais la ville est tellement dense — entre patrimoine, marchés, street food et excursions (deux jours pour nous) — qu’on n’a jamais eu l’impression de tourner en rond. Et finir par deux jours à Cefalù, c’est le contrepoint parfait : on referme la parenthèse sicilienne en douceur, le sel sur la peau et un spritz à la main.
Ce qu’on n’a pas eu le temps de faire (et qu’on vous recommande de glisser dans votre programme) : les Catacombes des Capucins, les oratoires de Serpotta, San Giovanni degli Eremiti, le Palazzo Abatellis (pour son saisissant Triomphe de la Mort) et le palais de La Zisa. Rien que ça vous donne de quoi étoffer encore une semaine déjà bien remplie.
Un dernier conseil, le plus important : à Palerme, anticipez les horaires des églises et oratoires. C’est le seul vrai casse-tête de cette destination, mais avec un peu d’organisation la veille, vous transformerez ce chaos apparent en l’une des plus belles semaines de voyage qui soient.
FAQ – Infos pratiques pour cet itinéraire
Où se loger dans Palerme
J’ai dédié tout un article aux logements à Palerme, mais comme on savait qu’on allait beaucoup marcher, on a souhaité un hôtel au calme, donc pas dans les grandes artères, mais à proximité du centre pour ne pas avoir à prendre les transports. Au final on a pris une grande chambre au Quattro Stagioni, super équipe, super ptit dej’, très calme et un resto au top juste en bas. Et à 10 minutes à pied du centre.
Quelles sont les activités alternatives
Nous avions choisi de prendre des excursions pour Monreal et Agrigente, mais il y a d’autres chouettes possibilités à partir de Palerme. Vous pouvez filer grimper sur l’Etna, aller voir le joli village de Taormina, faire un tour en bateau dans les iles Eoliennes… ou même faire une visite guidée de Palerme sur le thème de la mafia ou prendre un cours de cuisine !
Quelle est la meilleure saison pour venir ?
J’ai visité la Sicile en novembre et en mai/juin. Il n’y a pas de mauvaise saison en Sicile, au pire il fait bon et il peut pleuvoir un ptit peu. Mais il fait toujours beau, toujours agréable, par contre en été ça cogne, les températures sont très élevées (et c’est super touristique). Donc je pense que si vous avez la possibilité, venez hors saison, avril/mai, octobre, là vous avez de super températures, l’eau chaude, et absolument personne. Mais juste ne vous prenez pas la tête là dessus, venez n’importe quand 🙂
Combien de jours faut-il pour visiter Palerme et Cefalù ?
Comptez une semaine : 5 jours à Palerme et 2 jours à Cefalù. Cinq jours permettent de combiner le centre historique, les marchés, les églises arabo-normandes et deux excursions (Monreale et Agrigente) sans courir. Cefalù se savoure ensuite en 2 jours, le temps de la plage, de la cathédrale et de La Rocca. Ma femme aurait préféré un peu plus de plage, donc vous pouvez prendre une journée en plus à Cefalu, enlever Agrigente que vous ferez lors de votre prochain roadtrip en Sicile.
Comment aller de Palerme à Cefalù ?
Le plus simple est le train régional Trenitalia : environ 45 minutes de trajet depuis la gare de Palermo Centrale, pour environ 7 € (tarif fixe, identique le jour même ou à l’avance). Il y a une trentaine de trains par jour, dont environ la moitié sont directs. Pas besoin de réserver : on achète son billet au guichet ou en ligne. Je détaille tout dans mon article sur le trajet entre Palerme et Cefalù.
Faut-il louer une voiture pour cet itinéraire ?
Non, ce n’est pas nécessaire. Palerme se visite intégralement à pied, et le train relie facilement Cefalù. Les excursions à Monreale (bus), Agrigente et Mondello sont accessibles en transports en commun ou en tour organisé. La voiture est même un handicap à Palerme (circulation dense, stationnement compliqué). Gardez-la pour un road-trip plus large en Sicile. Et si vous voulez louez, comparez absolument!
Comment rejoindre l’aéroport de Palerme (Punta Raisi) depuis Cefalù ?
En train, en comptant environ 2 heures avec généralement un changement à Palermo Centrale (l’aéroport a sa propre gare sur la ligne, à l’ouest de la ville). Prévoyez une bonne marge le matin du départ : les trains régionaux sont moins fréquents tôt et le trajet total peut atteindre 2h à 2h30 selon la correspondance. Tous les détails dans mon article sur les trajets entre Palerme et l’aéroport.
Peut-on visiter Agrigente depuis Palerme en une journée ?
Oui, tout à fait. La Vallée des Temples se trouve à environ 2h de route au sud de Palerme et se visite très bien sur une journée, en bus, en train ou en excursion organisée. Partez tôt le matin pour éviter la chaleur (le site est sans ombre) et prévoyez chapeau, eau et chaussures confortables.
Quel budget prévoir pour une semaine entre Palerme et Cefalù ?
Hors vols, comptez à titre indicatif 70 à 110 € par jour et par personne pour un voyage confortable mais raisonnable : hébergement milieu de gamme, repas (la street food palermitaine est délicieuse et bon marché), entrées des monuments et transports en train/bus. La Sicile reste l’une des destinations les plus abordables d’Italie. Faites juste attention aux entourloupes. La Sicile a une réputation, et elle ne vient pas de nulle part.
Conclusion et autres ressources sur Palerme et la Sicile
Je pense que vous savez à peu près tout. Pour vous aider à faire votre choix je vais attaquer un gros article de présentation des plus beaux endroits de Palerme, avec infos pratiques, horaires, prix… et des activités.
En attendant, je vous conseille de lire les articles suivants, en espérant déjà que cela vous donne envie de venir, mais aussi que cela vous aide un peu 🙂
- Où dormir à Palerme – une sélection d’hôtels et appartements pour éviter les pièges et les mauvais quartiers
- Comment aller de l’aéroport de Palerme au centre ville – entre train, bus, navette, je vous dis tout
- Que faire à Cefalu – la perle de Sicile va vous enchanter!
- Comment aller de Palerme à Cefalu – ce n’est pas difficile, c’est qu’une question de train!
- Bons plans pour dormir à Cefalu – en bord de plage où à la vieille ville, je vous explique tout ça

📍 Via Maqueda · Quattro Canti
📍 Via Maqueda · Quattro Canti
📍 Via Maqueda · Quattro Canti
Boutique hôtel de charme dans un palazzo du XVIIIe siècle, à deux pas des Quattro Canti. Décor soigné mêlant antiquités siciliennes et design contemporain — une adresse d’exception.
Charming boutique hotel in an 18th-century palazzo, steps from the Quattro Canti. Tasteful décor blending Sicilian antiques with contemporary design.
Hotel boutique de encanto en un palazzo del siglo XVIII, a pocos pasos de los Quattro Canti. Decoración que mezcla antigüedades sicilianas con diseño contemporáneo.
- Palazzo historique du XVIIIe siècle
- Terrasse avec vue sur les toits de Palerme
- Petit-déjeuner sicilien inclus
- Historic 18th-century palazzo
- Rooftop terrace with Palermo views
- Sicilian breakfast included
- Palazzo histórico del siglo XVIII
- Terraza con vistas a los tejados de Palermo
- Desayuno siciliano incluido
Annulation gratuiteFree cancellationCancelación gratuita
À partir de 170 € / nuitFrom €170 / nightDesde 170 € / noche

📍 Ballarò · Albergheria
📍 Ballarò · Albergheria
📍 Ballarò · Albergheria
B&B boutique à deux pas du marché de Ballarò, dans une maison palermitaine rénovée avec cour intérieure et jardin. L’adresse idéale pour s’immerger dans la vie du quartier tout en bénéficiant d’un confort soigné.
Boutique B&B steps from the Ballarò market, in a renovated Palermitan house with courtyard and garden. The ideal address to immerse yourself in neighbourhood life with refined comfort.
B&B boutique a pocos pasos del mercado de Ballarò, en una casa palermitana renovada con patio interior y jardín. La dirección ideal para sumergirse en la vida del barrio con comodidad.
- À 2 pas du marché de Ballarò
- Cour intérieure et jardin privé
- Ambiance authentique et accueil chaleureux
- Steps from Ballarò market
- Private courtyard and garden
- Authentic atmosphere and warm welcome
- A pocos pasos del mercado de Ballarò
- Patio interior y jardín privado
- Ambiente auténtico y acogida cálida
Annulation gratuiteFree cancellationCancelación gratuita
À partir de 90 € / nuitFrom €90 / nightDesde 90 € / noche

📍 Cathédrale · Corso Vittorio Emanuele
📍 Cathedral · Corso Vittorio Emanuele
📍 Catedral · Corso Vittorio Emanuele
Hôtel 4★ installé dans un beau palazzo sur le Corso Vittorio Emanuele historique, à mi-chemin entre les Quattro Canti et la Cathédrale. Service professionnel, cadre soigné et emplacement exceptionnel.
Elegant 4★ hotel in a beautiful palazzo on the historic Corso Vittorio Emanuele, halfway between Quattro Canti and the Cathedral. Professional service, refined setting and exceptional location.
Hotel 4★ elegante en un bello palazzo en el Corso Vittorio Emanuele histórico, a medio camino entre los Quattro Canti y la Catedral. Servicio profesional y ubicación excepcional.
- Sur le Corso Vittorio Emanuele historique
- Entre Quattro Canti et la Cathédrale (350 m)
- Note emplacement 9,7/10
- On the historic Corso Vittorio Emanuele
- Between Quattro Canti and the Cathedral (350m)
- Location score 9.7/10
- En el Corso Vittorio Emanuele histórico
- Entre Quattro Canti y la Catedral (350 m)
- Nota de ubicación 9,7/10
Annulation gratuiteFree cancellationCancelación gratuita
À partir de 130 € / nuitFrom €130 / nightDesde 130 € / noche

📍 Politeama · Teatro Politeama
📍 Politeama · Teatro Politeama
📍 Politeama · Teatro Politeama
Hôtel Belle Époque de 1910, à deux pas du Teatro Politeama. Hauts plafonds ornés, fresques et mobilier Art Nouveau en font l’un des plus beaux hôtels de Palerme.
Belle Époque hotel from 1910, steps from the Teatro Politeama. Ornate high ceilings, frescoes and Art Nouveau furnishings make this one of Palermo's most beautiful hotels.
Hotel Belle Époque de 1910, a pocos pasos del Teatro Politeama. Techos altos ornamentados, frescos y mobiliario Art Nouveau hacen de este uno de los hoteles más hermosos de Palermo.
- Architecture Art Nouveau de 1910
- Face au Teatro Politeama
- Chambres avec hauts plafonds ornés
- Art Nouveau architecture from 1910
- Opposite the Teatro Politeama
- Rooms with ornate high ceilings
- Arquitectura Art Nouveau de 1910
- Frente al Teatro Politeama
- Habitaciones con techos altos ornamentados
Annulation gratuiteFree cancellationCancelación gratuita
À partir de 130 € / nuitFrom €130 / nightDesde 130 € / noche





