Appareil photo : hybride Sony A7III

Lorsque je me suis mis à la photo (la vraie hein, pas celle qu’on fait en soirée avec un compact), je me suis rapidement porté sur le format hybride pour sa taille rikiki sans perte de qualité par rapport à un reflex et Sony était déjà leader sur le marché avec des appareils de qualité et une gamme d’objectifs très large et très bonne. Une valeur sure, et comme il y a beaucoup d’appareils de différents niveaux, cela permettait de monter en gamme au fil des années.

J’ai commencé avec le NEX-6, pas trop cher et très bien en 2013. Puis en 2016 je suis passé au a6300, toujours en APS-C. Et enfin, sentant la limite de l’APS-C notamment au niveau des aurores boréales, j’ai voulu passer à un niveau au dessus avec le full frame (plein format) et le Sony A7III.

Alors pourquoi l’A7III alors qu’il y en a plein d’autres, comme le A7R3 ou l’A7S2 ou l’A9 ? Mon idée était d’avoir un appareil spécialisé dans les basses lumières (aurores boréales, coucher et lever de soleil, nuit), pas trop cher. La série S est la meilleure, mais le S2 commençait à se faire vieux et pas de nouvelle du S3. Le R3 est plus spécialisé dans les grands formats d’image avec ses 42M pixels, une grande précision mais un prix très élevé. Le A7III était un très bon compromis entre les deux, un prix correct, très bon en basse lumière, à peine sorti et les tests excellents.
Et je confirme que cet appareil est simplement exceptionnel. Le passage APS-C –> Full Frame donne une autre dimension à la qualité des images, mais une autre dimension aux prix également.

Donc si on doit choisir entre APS-C et Full Frame, cela dépend du niveau que l’on souhaite atteindre pour les photos. L’a6300 aurait pu faire l’affaire encore un moment pour des photos assez classiques. Mais voulant aller plus loin, le full frame s’imposait.

Découvrir le Sony A7III ici.

Les objectifs choisis

On trouve de très très nombreux objectifs. Différentes marques compatibles Sony (comme Tamron, Sigma, Samyang…), en plus des objectifs de Sony. Du très grand angle au téléobjectif, fixe ou zoom, c’est difficile de faire un choix. Mais je me suis concentré sur mes envies de photo, pour ne pas claquer X milliers d’euros dans un objectif que je n’utiliserai que trop peu.

L’ultra grand angle dédié Astrophotographie : le Sigma 14f1.8

Comme on le verra dans l’article dédié à la photographie d’aurores boréales, les aurores, ça prend de la place dans le ciel et il faut une très grande ouverture. Le mammouth Sigma étant un très grand angle à 14mm et une ouverture à 1.8 (on fait difficilement mieux), il est parfait pour l’astrophotographie et les aurores boréales. Par contre on peut pas trop le trimbaler partout facilement, il pèse son poids!
Un peu plus d’infos ici.

Le grand angle perfection et multifonction : Sony 1635 F2.8 GM

Ce Sony 1635 F2.8 GM est une référence dans les grands angles. Un très bon piqué, bon de jour comme de nuit, une ouverture qui offre pas mal de possibilités, c’est la Rolls Royce des objectifs de chez Sony. Bon par contre, je n’ai pas pu beaucoup l’utiliser. Suite à un accident de scooter, il fait pas mal d’aller retour au SAV 😀 J’ai hâte de le retrouver pour l’utiliser pleine patate!
A découvrir ici.

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La précision ultime : le Sony 24mm F1.4 GM

C’est le tout dernier de la famille. Ce Sony 24 F1.4 GM est tout simplement exceptionnel. Une qualité d’image, un piqué, à couper le souffle. Son ouverture à 1.4 est démentielle pour les aurores boréales et sa gestion des couleurs m’a épaté lors des levers et couchers de soleil. Cherry on ze cake, il est léger et peu encombrant.
24 permet tant de faire du paysage que de l’urbain. Je l’appelle Hubble car avec son ouverture à 1.4, il voit les aurores avant tout le monde, c’est simplement ahurissant.
Je l’avais acheté pour remplacer le 1635 et son séjour prolongé au SAV, je pensais qu’il ferait doublon mais en fait pas du tout, il trouve farpaitement sa place.

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Le moultitache classique : Tamron 28-75 F2.8

C’est toujours pratique d’avoir un objectif qu’on peut utiliser dans de nombreuses circonstances, notamment pour ne pas avoir à se trimbaler le reste de la marmaille. Et il remplit bien son rôle. Il peut assurer en basse lumière, bien en urbain, un piqué correct, franchement très bien pour son prix. Et son ouverture à 2.8 est bien pratique.
Voir les caractéristiques ici.

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Les trépieds

En trépied, je n’y connaissais absolument rien. Pour moi c’était juste un truc stable sur lequel poser l’appareil photo et hop. Mais en fait, c’est un peu plus compliqué que ça 😀

Selon l’utilité, on ne va pas choisir le même trépied. Par exemple j’ai deux utilisations bien distinctes : les aurores boréales et le voyage un peu roadtrip. Les deux ne sont pas compatibles car pas les mêmes conditions de transport et d’utilisation, on va le voir ci-dessous.

Le trépied pour roadtrip : Fotopro X-Go

En vadrouille, la qualité n°1 d’un trépied, c’est l’encombrement, le poids. Ca pèse vite lourd, c’est chiant à ranger. Donc trouver un trépied qui permet de s’alléger un peu mais tout en gardant les qualités d’un vrai trépied (stabilité, maniabilité) c’est pas évident. J’ai pu le tester au salon de la photo et mon choix s’est porté sur le Fotopro X-Go, et son poids d’à peine 800g, pour 35cm replié. Un des plus compacts que l’on puisse trouver, en carbone, et facile d’utilisation.
En revanche, vu son poids, en cas de vent, c’est bien moins évident et c’est pour cela que j’ai du en prendre un autre pour les aurores boréales, car ça souffle souvent tout là haut!

Le trépied robuste mais maniable : le Manfrotto MT190XPRO4

Pour les aurores ou conditions difficiles, avec du vent, temps pourri, j’ai besoin d’un trépied plus solide, plus robuste. On en trouve un paquet et mon choix s’est porté sur Manfrotto, marque référence et donc sans mauvaise surprise. J’ai pris le MT190XPRO4 et la rotule MHXPRO-BHQ2, guidé par les avis de photographes ayant les mêmes besoins.
Il ne faut surtout pas négliger la maniabilité, c’est très important pour les aurores, car comme ça bouge tout le temps dans tous les sens, il faut pouvoir être très réactif.

Les accessoires indispensables

Alors il ne suffit pas que d’un appareil et un objectif. Surtout dans le froid, certains accessoires s’avèrent indispensables, comme la télécommande, pour ne pas avoir à sortir ses ptits doigts dans le froid (horrible) et les batteries de secours car, même si Sony a fait d’énoooormes progrès dans les batteries, le froid va les vider bien plus vite. Donc en avoir une ou deux de secours n’est pas déconnant.
Des filtres pour estomper la lumière s’avère être un chouette outil pour faire des poses longues, mieux capter les couleurs et faire les fameux effets de filé sur les cascades notamment.

Les batteries supplémentaires

Tomber en panne de batterie, c’est arrivé à tout le monde. Il faut aussi savoir que dans le froid, les batteries se déchargent bien plus vite, ce qui devient vite problématique. Sur l’A7III, les batteries sont redoutables. Donc ce n’est plus la peine d’en avoir 4 de rechange comme avant, juste une ou deux. J’ai acheté une batterie officielle Sony et les Baxxtar Pro II, non officielles mais robustes et moins chères. Je suis très satisfait des deux jusqu’ici 🙂

La télécommande

La télécommande, c’est l’accessoire indispensable qu’on oublie tout le temps. Quand il fait froid, c’est vraiiiiment utile, surtout sous les aurores. Car il faut sortir les mains des gants, à -20°, alors qu’un ptit clic sur le bouton de la télécommande dans la poche et hop! J’ai acheté un truc assez basique, filaire, la Pixel RC-201/S2, qui fait très bien le job. Il existe des sans fil avec une longue portée qui fonctionne bien (comme la Pixel TW-283 S2).

Les filtres pour pose longue

Les filtres permettent de gérer différemment la lumière. Je ne suis pas un spécialiste, mais je les utilise quand la lumière est trop forte et que ça va flinguer les couleurs ou alors pour permettre de jouer avec les couleurs de coucher et lever de soleil, et enfin pour l’eau, ça rend super bien sur les cascades, donner un effet un peu plus doux de l’eau.
Par contre, pas besoin d’en avoir un par objectif, pour économiser c’est pas mal d’avoir un jeu d’adaptateurs. Il faut prendre les filtres pour l’objectif le plus grand et le jeu d’adaptateurs comme ici.

J’aime bien la marque Hoya. Bon rapport qualité/prix, ne déteriore pas spécialement le piqué. Donc ici le ND1000, qui va vraiment assombrir la lumière. Bien penser à vérifier le diamètre de l’objectif pour qu’il corresponde à celui du filtre.

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Les cartes mémoires

Classique. Plus on monte dans la qualité des appareils photos, plus les photos sont lourdes, prennent de la place sur la carte mémoire. Comme je canarde beaucoup en vacances et que je n’ai pas toujours l’occasion de vider les cartes, j’en ai 3 de 128Go.  Ca donne environ 6000 photos avec un A7III. Important, il faut prendre des cartes avec une écriture très rapide. Pour ça que j’utilise les Sandisk Extreme Pro 128 Go Classe 10. En terme de qualité/prix, c’est pas mal du tout. On peut trouver mieux, mais bien plus cher. Ya eu un lot de contrefaçon, j’en ai eu sur les cartes 64Go, mais maintenant ce sont les bonnes, donc normalement plus de souci.

Les sacs et sacoches

Il faut bien transporter tout ce petit monde. Je ne prends pas toujours tout avec moi, donc j’ai deux sacoches différentes. Une petite et une plus grande. J’ai trois priorités. La première, que cela ne ressemble pas à un sac dédié photo pour éviter les tentations et les vols. Il faut que ça soit sobre et passe partout. La seconde est que cela doit être rembourré pour absorber les petits chocs du quotidien. Enfin, ça doit être bien fichu à l’intérieur, pour pouvoir transporter pas mal de choses dans un espace réduit, avec donc plusieurs rangements. Je suis encore pire qu’une princesse, je sais 😀 Ah oui, et je n’aime pas les sacs à dos. Je sais, c’est plus facile à porter, on peut mettre plus de choses, mais pour sortir et ranger le matériel, surtout dans la rue, c’est super galère. D’où la sacoche en bandoulière.

La sacoche légère et passe partout : Golla Carol

En vadrouille, il faut voyager assez léger et que cela soit discret idéalement. La sacoche Golla est top car petit format dans lequel je peux mettre très facilement l’appareil photo + un autre objectif + les batteries, un livre, de quoi noter… bref, une multitudes de rangements dans une sacoche de petite taille.

Le sac large efficace : le Case Logic FLXM102M

Quand j’ai besoin de plus de matériel, notamment en Norvège où tous les objectifs (et le drone) peuvent servir, j’ai une sacoche plus grande. Cette Caselogic est top. Déjà par sa bandoulière qui est bien plus confortable que les autres. Ensuite il y a 3 compartiments à l’intérieur, avec une mini sacoche qu’un peut sortir, très pratique. Et plein plein d’autres petits rangements pour les guides, accessoires, carnets, et je peux même y mettre un drone si je prends pas le Sigma. Et confortable. Au top.

En conclusion

Alors je suis un pro Sony, mais je suis persuadé que chacun a des besoins différents et qu’il n’y a pas d’appareil photo parfait, convenant à tout le monde. Testez, essayez, comparez, en fonction de ce que vous voulez photographier, de ce qui vous plait. Pour la faible luminosité, je pense vraiment que c’est dans le top, surtout avec ces objectifs. Mais si vos envies sont différentes, regardez les autres appareils.

Je pense que s’il y a un produit sur lequel il ne faut pas prendre de low cost, c’est la carte mémoire. Car une mauvaise peut vous lâcher n’importe quand et au revoir les photos.

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