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Je vous avoue que ce séjour entre les Alpes bavaroises et le Tyrol autrichien n’était pas forcément planifié de longue date. Ayant des congés au dernier moment pour la semaine du 15 août, il fallait un endroit dépaysant, nature, pas trop touristique, sans qu’il fasse trop chaud. Et des montagnes, idéalement. En m’y prenant au dernier moment, j’ai vu de belles opportunités ici et franchement, je ne regrette pas du tout !
Des châteaux de conte de fées, des montagnes superbes, la nature, des petites villes alpines avec de jolis chalets typiques, et de belles villes entre Munich et Innsbruck.
Donc forcément, on en a pris plein les yeux pendant une semaine. Alors oui c’était un poil loin en partant en voiture mais franchement, on ne regrette pas!
Je vais vous montrer dans cet article les merveilles que l’on peut trouver dans cette région. Et franchement, ce n’est qu’un petit aperçu car à chaque nouvelle route vous découvrirez d’autres pépites.
Et si vous êtes en train de préparer votre voyage, vous trouverez en fin d’article un itinéraire d’une semaine : celui qu’on aurait aimé avoir avant de partir, avec les distances et le découpage qui évite de passer ses vacances dans la voiture.
C’est parti!

5 raisons d’aller dans les Alpes bavaroises et nord Tyrol
- on s’y sent tellement bien!
- ce n’est pas une région très touristique, même en haute saison
- les châteaux de bavière sont merveilleux
- on y mange bien et les bières sont super bonnes
- le cadre, les montagnes, on est dans une nature magnifique et apaisante
Les châteaux de Louis II, désormais au patrimoine mondial de l’UNESCO
Voilà LA raison qui fait venir la plupart des voyageurs en Bavière. Et depuis 2025, ils ont une bonne excuse de plus : l’UNESCO a inscrit les châteaux de Louis II au patrimoine mondial.
Attention, l’inscription porte sur quatre sites précis : Neuschwanstein, Linderhof, Herrenchiemsee et le Königshaus am Schachen. Hohenschwangau n’en fait pas partie, pour une bonne raison qu’on verra plus bas.
Deux mots sur le personnage, parce que sans lui rien de tout ça n’existe. Louis II de Bavière était passionné de Wagner, fasciné par Louis XIV, et disons-le, un peu dans son monde. Il a bâti et rêvé des châteaux toute sa vie, en creusant un trou considérable dans les caisses de l’État. Un palais byzantin était même au programme ! Il est mort en 1886 à 40 ans, dans des circonstances jamais élucidées, et ses chantiers se sont arrêtés net.
Bref. Ces châteaux sont incontournables, et je vous les présente ici pour vous donner envie. Pour tout le côté pratique — les tarifs, les files d’attente, dans quel ordre les enchaîner et combien de jours prévoir — j’ai un article dédié : visiter les châteaux de Louis II de Bavière.
Le château de Neuschwanstein
Le vrai château de conte de fées! Le château de Neuschwanstein va véritablement vous en mettre plein les yeux par son cadre, son architecture, les différents points de vue qui sont proposés tout autour. Vraiment, j’ai beau l’avoir vu des centaines de fois en photo, l’avoir eu en face de moi il y a quelques jours est vraiment quelque chose d’unique. C’est un peu comme se retrouver face à Chambord la première fois, ça en jette!
Le “petit” souci de ce château est qu’il faut réserver ses billets bien en avance. En août, il y avait un délai de 3 semaines. Donc j’ai du me contenter des extérieurs, qui sont déjà magnifiques hein. Ce que je savais pas, c’est qu’il y a une autre billetterie ici.
La visite en elle-même, il parait qu’elle est très bien “mais”. Mais elle est très rapide, 20/30 au pas de course, pas de photo. C’est assez industriel, et il n’est pas possible de passer sans visite guidée. Bon, après l’intérieur a l’air superbe, tout droit sorti de l’imagination de Louis II de Bavière. Donc ça se fait et je sais que j’irai, après 2 tentatives ratées 😀
Surtout, faites tous les points de vue autour du château, celui du Marienbrücke et 5 minutes après. C’est magique! Et les extérieurs sont gratuits.
En redescendant, filez faire un plouf ou juste prendre l’air au lac Alpsee, super sympa!
Dans l’article suivant je vous donne toutes les informations sur la visite du château de Neuschwanstein


📍 Füssen · International Ticket & Travel Center (1 h)
Un billet coupe-file pour visiter le château de conte de fées de Louis II avec audioguide français, en autonomie depuis Füssen.
- Audioguide en français à l'intérieur du château
- Retrait des billets à la gare de Füssen (bureau ITTC)
- Accès cuisine historique + balcon panoramique
Annulation gratuite
À partir de 45 € / pers.
📍 Munich · Radius Tours (10 h)
Une excursion journée depuis Munich vers le château féerique de Louis II, en train ou bus panoramique, avec guide anglophone à bord.
- Transfert AR Munich en train ou bus panoramique
- Guide anglophone à bord + coupe-file au château
- Marienbrücke + village Hohenschwangau + lac Alpsee
Annulation gratuite
79 €À partir de 71 € / pers.
📍 Munich · Gray Line Munich (10-10 h 30)
Une journée complète depuis Munich pour visiter les deux plus beaux châteaux du roi Louis II : Neuschwanstein et Linderhof.
- 2 châteaux Louis II en une seule journée
- Audioguide dispo en français, allemand, italien, JP…
- Passage par Oberammergau et les Alpes bavaroises
Annulation gratuite
À partir de 76 € / pers.
Le château de Hohenschwangau
Juste en face de Neuschwanstein (je crois que je n’arriverai jamais à l’écrire correctement du premier coup) se trouve le château de Hohenschwangau (aussi super facile à écrire). Petite mise au point qui explique son absence du classement UNESCO : ce n’est pas un château de Louis II. C’est son père, Maximilien II, qui a fait reconstruire cette ruine médiévale entre 1832 et 1836. Louis II, lui, y a grandi — et c’est en regardant les montagnes d’ici qu’il a imaginé Neuschwanstein, juste en face. Ça vaut le détour rien que pour ça.
Totalement différent de son voisin, dans un style bien à lui. Tout de couleur ocre, il est très surprenant!
Il y a moins de monde qui le visite que Neuschwanstein, donc on peut plus facilement se procurer des billets. Alors très honnêtement, l’intérieur n’est pas oufouf comparé à son voisin ou Linderhof, mais c’est intéressant.
Et il est juste à côté du lac Alpsee.


Le château de Linderhof
Je ne le mets pas avec Neuschwanstein et Hohenschwangau car le superbe château de Linderhof est situé à un autre endroit, dans son petit coin perdu, et surtout parce qu’il est différent.
Louis II de Bavière était un grand fan de Louis XIV, et ça se voit. Ici je conseille vraiment de faire la visite des intérieurs du (petit) château de Linderhof, et pour deux bonnes raisons. D’abord ce n’est vraiment pas cher. Ensuite les intérieurs sont superbes, bling bling au possible, du brillant, de l’or partout comme on aime dans les châteaux royaux 😀
Mais il faut aussi vraiment prendre le temps de visiter les extérieurs ! Les jardins sont magnifiques, on surplombe le château des deux côtés, deux vues superbes. On est dans la nature, il n’y a pas trop de monde, même personne en comparaison de Schwangau.
Pour la visite, il vaut mieux réserver quelques jours en avance en haute saison touristique (c’est à dire août). Et si jamais vous ne voulez pas visiter les intérieurs, alors l’extérieur est gratuit, cela ne vous coûtera que le prix du parking.




Le château de Herrenchiemsee
Celui-là, on l’a fait lors de notre second séjour, et c’est une belle surprise.
Herrenchiemsee est posé sur une île, au milieu du Chiemsee — le plus grand lac de Bavière. Rien que l’approche est un plaisir : on embarque à Prien-Stock, vingt minutes de bateau, et l’île se découvre doucement. Petite balade très agréable 🙂
Sur place, changement d’échelle. Louis II voulait ici son Versailles. Enfin, presque : les gestionnaires du château insistent sur le fait qu’il ne cherchait pas une copie fidèle, mais un « temple de la gloire » dédié à Louis XIV, qu’il vénérait. Et il a vu grand. Très grand.
Le résultat est assez fou. La Galerie des Glaces de Herrenchiemsee est plus longue que celle de Versailles — environ 75 mètres contre 73, et 98 mètres si on compte les salons de la Guerre et de la Paix. Avec 33 lustres de verre que Versailles n’a pas. L’escalier des Ambassadeurs, lui, reproduit un escalier de Versailles détruit en 1752, reconstitué d’après des gravures.
Le plus dingue dans l’histoire ? Il y a englouti 16,6 millions de Mark, soit plus que Neuschwanstein et Linderhof réunis. Le chantier s’est arrêté net à sa mort en 1886, l’aile nord a même été démolie en 1907. Et lui n’y a séjourné qu’une seule fois, une dizaine de jours à l’automne 1885.
Un bonus historique auquel on ne s’attend pas : c’est ici, en août 1948, qu’une trentaine d’experts ont préparé la Loi fondamentale allemande. C’est à Herrenchiemsee qu’a été décidée la primauté de l’article sur la dignité humaine. Il y a un musée sur l’île qui raconte tout ça, inclus dans le billet.
Bon à savoir avant de vous lancer :
- Comptez 45 minutes de marche entre l’embarcadère et le château. C’est le chiffre officiel et il surprend tout le monde ! Une calèche fait le trajet en saison
- Prévoyez 4h30 minimum sur l’île si vous voulez tout voir sans courir
- La visite des appartements se fait obligatoirement en visite guidée, 30 à 40 minutes. En allemand en continu, en anglais deux fois par heure l’été. Pas de visite en français, pas d’audioguide — c’est le point faible
- Le bateau ne se réserve pas en ligne, et à bord c’est espèces uniquement
- Les fontaines des jardins ne coulent que de début mai au 3 octobre




Et le quatrième, le Königshaus am Schachen ?
Le quatrième site de l’inscription UNESCO, c’est celui dont personne ne parle. Et pour cause !
Le Königshaus am Schachen se trouve à 1 866 mètres dans le massif du Wetterstein, au-dessus de Garmisch. Un chalet de bois tout simple à l’extérieur, avec à l’étage une salle turque complètement délirante, où Louis II venait fêter son anniversaire.
Le problème : il est accessible uniquement à pied. Aucune route, aucune remontée. Comptez 6 à 7 heures de marche aller-retour. Je ne l’ai pas fait, et je ne vais donc pas vous raconter de bêtises dessus.
Si vous êtes marcheur, sachez que c’est ouvert du 29 mai au 27 septembre, avec des visites toutes les heures de 9h à 17h, limitées à 30 personnes. L’entrée coûte 6 €, gratuite jusqu’à 18 ans, et les billets se prennent uniquement à la caisse sur place — ni réservation, ni carte bancaire.
Six euros et personne, contre l’affluence de Neuschwanstein. Le contraste est assez savoureux 🙂
L’église de Wies
Une belle surprise! Dans cette région de l’Europe, entre sud de l’Allemagne et l’Autriche, j’adore leurs églises totalement rococo. Et l’église de Wies est l’un des plus beaux exemples au monde. Rien que ça.
Fondée en 1749, perdue dans la campagne, c’est une ode aux couleurs, à la lumière. C’est assez incroyable. Des trompe l’oeil en pagaille, des colonnes de marbre, des plafonds fous (avec l’arc en ciel, il ne manque que les bisounours!). Cela contraste totalement avec l’autre côté de l’église, côté orgue, tout aussi magnifique.
Et le pire, c’est qu’il n’y a pas grand monde. L’église est ouverte jusqu’à 20h en général, est gratuite, donc vraiment, vous devez y aller.




L’Abbaye d’Ettal
Encore une super surprise! On revenait tranquillement de l’église de Wies pour aller manger à Garmisch que paf! on passe devant une belle et énorme abbaye à Ettal. C’est une abbaye bénédictine qu’il faut absolument visiter car l’intérieur est encore une fois superbe.
Une immense coupole toute décorée, un plafond fantastique, à vous filer un torticolis! Et en plus de ça, la visite est gratuite aussi.
Truc rigolo, c’est là qu’a été créée la bière Benediktiner, par les moines bénédictins de l’abbaye. Et franchement, elle est super bonne (la weissbier, un régal). On ne peut pas en acheter sur place, mais dans les supermarchés avoisinnants.



Le sommet de Zugspitze
Il ne s’agit ni plus ni moins que de la plus haute montagne d’Allemagne. Et à son sommet, très facilement accessible, on y trouve une immense plateforme qui offre un point de vue exceptionnel sur les Alpes autrichiennes et sur la Bavière, avec en prime le superbe lac Eibsee.
Ce n’est pas donné, environ 60€ l’aller retour, mais ça vaut vraiment le coup pour la vue panoramique.
Il y a plusieurs possibilités. J’y suis allé via le téléphérique de Ehrwald, super rapide et pratique. Il y a également le téléphérique depuis Eibsee, rapide aussi. Sinon le train depuis Garmisch-Partenkirchen jusqu’au glacier et ensuite le petit téléphérique du glacier au sommet. C’est plus long mais ça a l’air pas mal du tout !
Juste prévoyez bien en fonction de la météo pour ne pas vous retrouver dans les nuages, ça serait dommage!
Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le site du Zugspitze
Le sommet est partagé entre deux pays, l’Autriche et l’Allemagne. Et on sent bien la différence une fois là haut. Côté autrichien, c’est sobre, un resto bof façon restaurant d’entreprise. Côté allemand, un énorme biergarten 😀



Le lac d’Eibsee
Un des plus beaux lacs d’Allemagne. Situé juste à côté de Garmisch-Partenkirchen, c’est un vrai petit havre de paix. Et pourtant il y a du monde qui y passe!
On vient pour nager, pour se détendre, pour faire le tour du lac qui est grand, mais magnifique. Car face à nous on a des montagnes et une forêt, c’est aussi l’endroit idéal pour le coucher de soleil.
Il n’y a pas de plage à proprement parler, ce sont les arbres qui longent le lac donc on va trouver comme des mini criques pour s’installer, franchement c’est chouette! L’entrée est gratuite, le parking est payant.


Les jolis villages de Bavière
Alors les plus belles villes de Bavière sont au nord de la région (donc bien loin), les plus beaux villages alpins sont plutôt en Suisse, mais au sud de la Bavière, on a tout de même de très chouettes villages et petites villages avec les maisons en bois sombre, fleuries, avec de très jolis ornements, des peintures… bref, les images que l’on peut avoir des villages bavarois. Après, je préfère prévenir, ils sont un peu touristiques.
Forcément, on pense à Garmisch Partenkirchen. LA station touristique bavaroise, super connue pour ses sports d’hiver, mais pas que. La ville en elle même est très jolie, des chalets typiques, des maisons aux jolies devantures. Super centrale, on est proche de tout, on a des accès faciles aux montagnes, randonnées, et franchement ça reste calme.
Un peu plus au nord, on a un autre village très joli : Oberammergau. Typique, encore de superbes chalets et des maisons avec plein de trompe l’oeil, ils sont spécialistes du travail du bois. Donc on va trouver de nombreuses boutiques de sculptures de bois. J’y suis passé en fin de journée pour diner, donc moins de temps pour découvrir car ce n’était pas tout à fait prévu, mais franchement allez y!
Oh et j’en profite, c’est au restaurant Ammergauer Maxbräu que j’ai bu la meilleure bière. La weissbier locale y est tout simplement exceptionnelle, et la version sans alcool également. Vraiment!
Juste à côté de Garmisch Partenkirchen il y a Grainau, au pied de la montagne Zugspitze. Un autre joli village qui est le point de départ de très nombreuses randonnées et a en plus l’énorme avantage d’héberger le lac Eibsee dont on parle également dans cet article. C’est un village super agréable, plus calme, mais un environnement vraiment chouette.
Je n’ai pas eu le temps d’y passer, mais en tout petits villages, passez à Krun et Wallgau, super choupi!
Enfin, ce n’est pas un village, mais on a beaucoup aimé l’architecture de la petite ville de Füssen, juste à côté des châteaux. De très jolies maisons, un château, c’est typiquement allemand et franchement très chouette!





Se perdre dans les petites routes bordant les montagnes
C’est cool de vous dire “allez ici, là, faites ci et ça”, mais le gros gros plaisir là bas, c’est de profiter des paysages et de rouler un peu sans but précis. Ca nous a permis de découvrir des pépites comme le lac Blindsee dont je vous parle dans cet article. Tant du côté baravois que du côté tyrolien, les routes sont envoutantes.
Là comme ça je vous dirais les routes autour de Garmisch, Ehrwald, Schwangau, la route d’Ammerwald à Ettal au milieu des montagnes.
Et soit on tombe sur des montagnes, soit sur des villages fleuris, soit des collines avec une église typique en toile de fond. Dur dur.


La ville de Munich
Cela faisait longtemps que je voulais découvrir Munich. Mais sans trop savoir à quoi je m’attendais. Alors depuis Ehrwald, on a profité d’une journée de météo pourrie pour aller à la capitale bavaroise. Au final, temps superbe, on a plus passé de temps à profiter des extérieurs (et des bières en terrasse) que des musées, surtout que ceux-ci fermaient tôt.
Mais Munich, c’est surtout la MarienPlatz, avec le Rathaus assez incroyable. Un style gothique magnifique tout comme j’aime, avec des gargouilles, un dragon, des escaliers de films fantastiques. Bref, un véritable bonheur.
On a aussi de chouettes églises comme Asamkirche, mais je conseille vraiment d’aller en haut des tours de l’église Saint Pierre. “Alter Peter” va vous offrir un point de vue assez dingue sur la ville et notamment le Rathaus, mais sans la marée de gens devant. Bon par contre, ça se mérite. On dirait pas comme ça mais c’est haut! 14 étages 😀 Après ça on mérite une autre bière (d’ailleurs ils ont de super bières sans alcool dans la région, vraiment).
On voulait également profiter des intérieurs, on avait ciblé Residenz, l’ancien palais royal de Bavière, qui a l’air somptueux, ainsi que le palais de Nymphenburg. Sauf qu’on a toujours un peu de mal avec les horaires allemands et on n’a pas réussi. Donc ça sera pour la prochaine fois!
Car même si la ville a été très largement détruite pendant la guerre et que la reconstruction est dans un style bien plus récent, c’est une ville agréable, jolie. On prend plaisir à se balader, s’arrêter à une des nombreuses terrasses. Et on peut très facilement rayonner autour pour découvrir la Bavière.



- A voir à Munich
- Marienplatz
- l’église Asamkirche
- le palais Residenz
- le château Nymphenburg
- Visite depuis Munich : Linderhof et Neuschwanstein
- Logement recommandé à Munich
- Hotel MIO by AMANOU, un excellent rapport qualité prix à 2 pas du centre
- Pour se restaurer
- les fameuses saucisses du Nuernberger Bratwurst Gloeckl am Dom
- l’institution Hofbräuhaus
- Augustiner Klosterwirt pour des bières et plats traditionnels

4 logements recommandés dans la région
📍 Grainau · téléphérique Zugspitze 2,5 km · situation 9,2/10
Des appartements bavarois traditionnels au pied de la Zugspitze, avec cuisine équipée et grand balcon pour admirer le sommet, à 10 min à pied des restos du village.
- Chambres double ou appartements avec cuisine
- Téléphérique Zugspitze à 2,5 km, pistes ski + rando à porte
- Parking gratuit + animaux acceptés + jardin
Annulation gratuite
À partir de 109 € / nuit
📍 Oberammergau · gare 550 m · situation 9,7/10
Une charmante maison bavaroise décorée avec goût à côté du théâtre de la Passion, tenue par une propriétaire francophone adorable — personnel noté 9,7/10.
- Rue calme non passante, centre d'Oberammergau à 5 min
- Petit-déjeuner exceptionnel + cappuccino + parking réservé
- Sauna tonneau au jardin (sur demande) + local à skis
Annulation gratuite
À partir de 110 € / nuit
📍 Ludwigsvorstadt · gare centrale 600 m · situation 8,8/10
Le pied-à-terre urbain avec déco pop art à 5 min à pied de la gare centrale et du site de l'Oktoberfest, chambres insonorisées et copieux petit-déjeuner buffet.
- Gare centrale 600 m + S-Bahn direct aéroport de Munich
- Site de l'Oktoberfest à 5 min à pied (Theresienwiese)
- Chambres insonorisées + clim été + réception 24h/24
Annulation gratuite
À partir de 110 € / nuit
📍 Leutasch (Tyrol) · remontées Kreith 450 m · situation 9,3/10
Des appartements deluxe bois et pierre récemment rénovés avec vue panoramique sur les Alpes, immense balcon pour les couchers de soleil et sauna à disposition.
- Remontées mécaniques Kreith à 450 m + rando/vélo à porte
- Appartements + Chalet 3 chambres, cuisine, terrasse privative
- Parking gratuit + animaux acceptés + navette aéroport payante
Annulation gratuite
À partir de 160 € / nuit
Le Tyrol autrichien, juste de l’autre côté de la frontière
Bon, il faut qu’on parle de l’Autriche.
Parce que depuis les Alpes bavaroises, la frontière est à portée de main. Depuis Garmisch, Innsbruck est à 55 minutes. Les lacs du Fernpass sont à une demi-heure. Et ce serait dommage de s’arrêter à une ligne sur une carte !
Je vous fais donc un tour rapide de ce qu’on a aimé côté tyrolien. Chacun de ces endroits mériterait bien plus que quelques lignes, et j’y consacrerai un article entier — considérez cette section comme un avant-goût pour vous aider à décider si vous poussez jusque-là.
Innsbruck, la capitale du Tyrol
Parce qu’on a fait aussi pas mal de visites côté Tyrol et que cela vaut vachement le coup! Innsbrück est une ville ultra agréable. Très prout prout comme les Autrichiens savent le faire, mais on sent que cette superbe ville a un ptit côté rebelle qui pourrait tendre vers Budapest.
L’architecture est magnifique, le cadre est top car on est entre des montagnes. La vraie ville carte postale! Et surtout, son vieux centre ville. Ce n’est pas très gros mais tellement joli avec ses petites rues, ses maisons pas droites et superbement ornées.
Forcément on pense à la rue Maria-Theresien Strasse et ses façades baroques, sa colonne. On va aller voir le “petit toit d’or”, l’église Hofkirche. Mais à Innsbrück, il faut surtout se balader tranquilou pour en profiter. Car vraiment, on s’y sent super bien!
Pour prendre de la hauteur, vous pouvez prendre le téléphérique de Nordkette qui donnera une superbe vue sur les montagnes et la ville. Malheureusement je n’ai pas pu le faire à cause du vent, mais ça avait l’air très tentant!


- A voir en ville
- Marie-Theresien Strasse
- Altstadt, la vieille ville
- le palais Hofburg
- l’église Hofkirche
- le téléphérique d’Innsbruck
- Swarovski Kristallwelten un peu à l’extérieur
- prendre le temps de se perdre dans la ville
- La Innsbruck Card
- comprend les transports, les téléphériques, musées et attractions
- Infos et réservation
- Un spectacle folklorique tyrolien
- ma femme avait trouvé dommage qu’on n’ait pas pu en voir, car c’est vrai que je n’avais pas du tout cherché. Donc en voilà un, ça peut être intéressant!
- Infos et réservation
- Logement recommandé à Innsbruck
- Le très chouette et pas trop cher Best Western Plus Goldener Adler, en plein centre ville
- Pour se restaurer
- la qualité des produits du Goldener Adler
- le super goulash du Altstadt-Schmankerl
- les planches de produit locaux de la Speckeria
- Augustiner Klosterwirt pour des bières et plats traditionnels



Alpbach, le plus beau village d’Autriche
À une petite heure d’Innsbruck, Alpbach est un village entièrement en bois brun, avec des balcons croulant sous les géraniums rouges et les montagnes qui ferment le décor. On dirait un décor de cinéma.
Et ce n’est pas un hasard : depuis 1953, le règlement municipal impose que toute construction neuve respecte le style traditionnel du village. Soixante-dix ans de cohérence, ça donne ça. On y a passé une fin de journée et la lumière du soir sur le bois, franchement, c’est superbe !
Il a été élu « plus beau village d’Autriche » en 1983 — par un vote de téléspectateurs, soyons honnêtes — puis « plus beau village fleuri d’Europe » en 1993, celui-là décerné par un jury.
Comptez environ 55 minutes depuis Innsbruck. Les panneaux touristiques annoncent 30 minutes, n’y croyez pas 🙂


Plansee pour les activités nautiques
Plansee, on est également tombés dessus par hasard. C’est un grand lac aux eaux translucides, au pied des montagnes, un cadre magnifique. Il y a également une belle rivière qui longe la route. Et tout ça, avec l’absence de courant, est le cadre parfait pour faire du stand up paddle, du canoé ou juste pour faire un plouf et se détendre. Contrairement aux autres lacs, il y a toute une zone aménagée qui permet de louer, avec une plage, un resto, de quoi boire un coup. Alors oui cette zone est plus aménagée, mais on s’éloigne facilement pour être de nouveau seul au monde dans un cadre incroyable.

Le lac de Blindsee
La super surprise! On est tombés dessus par hasard alors que c’est l’un des plus beaux lacs d’Autriche, tout simplement. Blindsee est un petit lac entouré de montagne, très facile d’accès.
On a d’abord un super point de vue en hauteur pour apprécier les couleurs de l’eau du lac. Ensuite, pour vous en approcher (ce que vous devez faire!), vous avez deux possibilités :
- descendre du point de vue au niveau du lac, il y a une chouette petite plage. 15 minutes de marche et hop
- aller de l’autre côté en voiture, il y a une petite zone où l’accès est payant, plein d’espace, des petites plages, super sympa
Et une fois tout en bas, vous pouvez faire le tour du lac à pied, c’est ultra sympa! et il y a des coins pour se baigner un peu partout.



Le Café 3440, si le Zugspitze vous a refroidi
Vous vous souvenez du tarif du Zugspitze un peu plus haut ? 78 € par adulte, avec du monde en prime.
Alors voilà l’alternative — mais elle demande de la route.
Au bout du Pitztal, le Café 3440 est le café le plus haut d’Autriche. Il porte bien son nom : 3 440 mètres, au sommet du Hinterer Brunnenkogel. Deux remontées depuis Mittelberg, une vingtaine de minutes, et vous prenez un café à 478 mètres plus haut que le Zugspitze… pour 60 € au lieu de 78.
Soyons clairs sur ce que ça implique quand même. Le Pitztal est à deux heures de route de Garmisch (une heure dix depuis Innsbruck) : ce n’est pas un remplacement sur place, c’est un détour d’une demi-journée dans une autre vallée. Et au Zugspitze, vous achetez aussi le sommet de l’Allemagne, la frontière, l’Eibsee en dessous — des choses qui se racontent. Ici, vous achetez un glacier et une vue sur l’Ötztal.
Le pire cas n’est pas le même non plus : si les nuages tombent au Zugspitze, il vous reste « j’ai fait le sommet de l’Allemagne ». Au Café 3440, il vous reste un café dans le brouillard à 60 €.
Le café ouvre de 9h30 à 15h30, la saison d’été démarre début juillet. Comptez 36 € pour un enfant.


Le Königssee, le plus beau lac de Bavière
Bon, si vous ne deviez garder qu’un seul endroit de toute cette liste, ce serait celui-là.
On change complètement de coin, d’ailleurs. On est ici à Berchtesgaden, tout à l’est de la Bavière, dans une langue de territoire allemand qui s’enfonce dans l’Autriche. Salzbourg est à une demi-heure, Munich à deux heures, et Garmisch à deux heures et demie. Autant le dire tout de suite : ça ne se fait pas sur la même journée que Neuschwanstein ! Il vous faut une base sur place, comptez deux jours minimum.
Et ça vaut vraiment le détour.
Le Königssee, c’est un fjord posé au milieu des Alpes. Sept kilomètres de long, des parois qui tombent à pic dans une eau vert émeraude, et pas une seule route autour. Le seul moyen d’avancer, c’est le bateau.
Nous y sommes allés l’été dernier et franchement, ça nous a cueillis.
Petite précision qui a son importance : le lac est dans le parc national de Berchtesgaden, le seul parc national alpin d’Allemagne, créé en 1978. D’où l’absence de route. D’où aussi le silence.


La traversée en bateau jusqu’à St. Bartholomä
Les bateaux sont électriques depuis 1909. Oui oui, 1909 ! C’était déjà une question de préservation du lac à l’époque.
Résultat : vous glissez sur l’eau sans un bruit. On entend les oiseaux, l’écho des parois, et c’est tout. Ambiance.
À mi-parcours, le bateau s’arrête. Un membre de l’équipage sort une trompette et joue quelques notes vers la paroi de l’Echowand. L’écho revient trois ou quatre secondes plus tard, net, comme si quelqu’un répondait de l’autre côté. C’est le genre de moment un peu kitsch sur le papier et vraiment beau en vrai 🙂
Puis on arrive à St. Bartholomä (l’église Saint-Barthélemy, si vous préférez), la petite église aux coupoles rouges en forme d’oignon, plantée sur une presqu’île avec le Watzmann derrière. Vous l’avez forcément déjà vue en photo. En vrai, c’est encore mieux, parce qu’il y a l’échelle : la montagne fait 2 713 mètres juste derrière.
L’église est gratuite. Comptez 35 minutes de traversée depuis l’embarcadère.
Bon à savoir avant de vous lancer :
- Aller-retour St. Bartholomä : 23,40 € adulte, moitié prix pour les 6-17 ans, gratuit en dessous
- Jusqu’à Salet (le terminus) : 29,80 €
- En haute saison, un départ toutes les 10 minutes environ, premier bateau à 8h
- Le conseil qui change tout : prévoyez le retour avant 14h30. C’est la compagnie elle-même qui le dit, après ça les files d’attente s’allongent sérieusement

La marche jusqu’à l’Obersee
Alors là, ne faites pas l’erreur de vous arrêter à St. Bartholomä.
Poussez jusqu’à Salet, le terminus. De là, un quart d’heure de marche facile et vous débouchez sur l’Obersee — un second lac, plus petit, plus sauvage, et à mon avis encore plus beau que le premier.
C’est là qu’il y a la fameuse cabane en bois sur pilotis, celle qui traîne sur tous les fonds d’écran. Elle est vraiment là. Elle est vraiment comme ça.
Nous, on a eu le temps de faire la balade avant que la pluie s’invite. Et honnêtement, le ciel bas et les nuages accrochés aux parois, ça donnait quelque chose d’assez magique. Ne renoncez pas parce qu’il fait gris !
Si vous avez du temps, continuez jusqu’à la Fischunkelalm, l’alpage au fond du lac : 5,5 km aller-retour depuis Salet, comptez 1h45. Le sentier est coté facile mais attention quand même, il longe la roche, il reste humide même par beau temps et il y a des câbles à certains endroits. Pas de poussette là-dedans.
Et 30 minutes de plus vous mènent au pied du Röthbachfall, la plus haute cascade d’Allemagne. 470 mètres.
Attention : le bateau ne dessert Salet que du 25 avril au 11 octobre. Hors de cette fenêtre, l’Obersee est tout simplement inaccessible. Il n’y a pas de plan B.


Monter au Jenner en télécabine
Après le lac vu d’en bas, le lac vu d’en haut !
La Jennerbahn part de Schönau am Königssee, juste à côté de l’embarcadère. Des petits œufs de 10 places, deux tronçons avec un changement à mi-parcours, et vous voilà à 1 800 mètres en une vingtaine de minutes.
La vue est dingue. Vous avez le Königssee entier 1 200 mètres en dessous, tout en longueur, avec les bateaux qui font des traits blancs sur le vert. En face, le Watzmann. Derrière, le Steinernes Meer et le Hagengebirge. On voit même St. Bartholomä, minuscule sur sa presqu’île.
Depuis la station haute, deux options. Le sentier panoramique à 360° fait 400 mètres, quinze minutes, c’est très facile et ça suffit largement. Ou vous montez au vrai sommet du Jenner, à 1 874 mètres : vingt minutes de marche, mais le sentier est étroit et raide, prévoyez de vraies chaussures.
Il y a un restaurant là-haut, la Jenneralm, et un espace d’exposition du parc national en accès libre. Tout est accessible aux personnes à mobilité réduite, ce qui est suffisamment rare pour être signalé.
Aller-retour : 47 € adulte, 28 € pour les 6-17 ans. Exploitation de 9h à 17h, dernière montée à 16h40.
Un piège à connaître : il existe un billet combiné bateau + Jennerbahn à 56 €, le « See-Gipfel-Ticket ». Sauf qu’il n’est pas vendu en plein été — uniquement de janvier à fin juin, puis à partir du 15 septembre. Si vous partez en août, inutile de le chercher.


Le Hintersee et sa forêt enchantée
À vingt minutes de voiture du Königssee, du côté de Ramsau bei Berchtesgaden, un tout autre genre.
Le Hintersee est petit, calme, avec des pédalos en forme de cygne et de canard alignés sur un ponton en bois. Derrière, le massif du Hochkalter, 2 607 mètres. Et si vous regardez bien : le Blaueis, le glacier le plus au nord de toutes les Alpes. Il ne fait plus que 7 hectares contre 25 en 1820. Autant le voir tant qu’il est là.
Pour y accéder, on traverse le Zauberwald — « la forêt enchantée ». Le nom fait sourire, et puis on y entre : des blocs de rocher gros comme des maisons, couverts de mousse, avec le torrent qui passe entre. C’est un éboulement d’il y a 3 500 ans qui a tout balancé là depuis le Hochkalter, et qui a barré la vallée pour créer le lac.
Comptez 2 km et une heure pour la boucle forestière. Le tour du lac, lui, fait 2,7 km, il est plat et gravillonné : celui-là passe en poussette et même en fauteuil roulant. Pas la forêt, en revanche.
Un détail que j’aime bien : des peintres viennent poser leur chevalet ici depuis les années 1830. Il y a un chemin dédié, le Ramsauer Malerweg, avec des chevalets installés à l’endroit exact où les tableaux ont été peints, pour comparer. Simple, malin.
On peut louer une barque ou un pédalo, comptez une dizaine d’euros de l’heure — à confirmer sur place, les tarifs bougent. Parking à 6 € jusqu’à 4h.
Voilà voilà. Entre le Königssee, l’Obersee, le Jenner et le Hintersee, vous avez de quoi tenir deux bonnes journées sans jamais vous ennuyer 🙂


Le Nid d’Aigle, le belvédère le plus dérangeant d’Allemagne
Toujours à Berchtesgaden, mais on change complètement de registre.
Le Kehlsteinhaus — le Nid d’Aigle — est perché à 1 834 mètres au-dessus d’Obersalzberg. C’est un bâtiment nazi, construit en 1937-1938 sur ordre de Martin Bormann, et c’est aujourd’hui l’un des sites les plus visités de la région. Autant vous prévenir tout de suite : c’est une visite à double fond.
La montée, d’abord, est un morceau de bravoure.
Vous ne pouvez pas y aller en voiture. La route est interdite aux véhicules privés depuis 1952, et aussi aux vélos et aux piétons. Le seul moyen, c’est le bus officiel : 6,5 kilomètres, 700 mètres de dénivelé, cinq tunnels et une seule épingle à cheveux. Vingt minutes. Les chauffeurs sont impressionnants et la vue par la fenêtre l’est encore plus !
Arrivé en haut, vous entrez dans un tunnel de 124 mètres creusé dans la roche, puis vous prenez un ascenseur aux parois de laiton — largement d’origine — qui grimpe 124 mètres en 41 secondes. Franchement, ce passage-là est saisissant.
Et là-haut, la vue est énorme. Le Hoher Göll juste à côté, le Jenner, le Watzmann, le Hochkalter, le Königssee en contrebas, l’Untersberg, et Salzbourg au loin. Par temps clair on annonce 200 kilomètres de visibilité.
Et puis vient la déception. Autant vous la dire franchement.
Parce qu’à l’intérieur… il n’y a rien. Un restaurant. C’est tout. Pas de musée, pas de salle, pas de parcours, rien à lire. Vous montez dans un lieu d’une charge historique écrasante et vous vous retrouvez à commander une bière avec vue.
Sur le moment, ça m’a agacé. Avec un sujet pareil, il y avait matière à faire quelque chose de passionnant.
Il y a bien une petite exposition — quatorze panneaux, dehors, sur la terrasse, installés depuis 2017. Mais elle est courte, elle est en extérieur, et on passe facilement à côté sans la voir. Ce n’est pas là que vous comprendrez le lieu.
Alors non, ce n’est pas un oubli des gestionnaires : le parti pris est d’envoyer les visiteurs au vrai musée, en contrebas, plutôt que d’installer un musée du nazisme au sommet d’une montagne avec terrasse panoramique. On peut le comprendre.
Le problème, c’est qu’ils ne vous le disent nulle part.
Au passage, deux légendes à jeter : le Nid d’Aigle n’a pas été offert à Hitler pour ses 50 ans, c’est un mythe démenti par les historiens du site. Et il n’y a aucune décision documentée qui y ait été prise — seulement quatorze séjours. Le vrai lieu de pouvoir, c’était le Berghof, en contrebas, détruit depuis.
Le conseil que j’aurais aimé lire avant d’y aller :
Votre billet de bus pour le Kehlstein inclut l’entrée gratuite à la Dokumentation Obersalzberg le même jour. C’est le musée qui raconte tout ce que le Nid d’Aigle ne raconte pas. Il est sur le même parking que le départ des bus.
Sauf que personne ne vous le signale ni à la billetterie, ni là-haut. Et surtout : la Dokumentation ferme à 17h. Nous, on l’a appris en redescendant, et c’était trop tard. Voilà, c’est tout bête, et ça gâche la journée.
Donc commencez par le musée le matin, puis montez au Kehlstein ensuite. Comptez 1h30 à 2h pour la Dokumentation : elle a rouvert en 2023 après des travaux, les bunkers se visitent — c’est la plus grande pièce de l’exposition — et le médiaguide existe en français. Elle vient de recevoir une distinction aux European Museum of the Year Awards 2026.
Et si vraiment vous ne montez au Kehlstein que pour la vue, très bien ! Mais sachez-le avant, vous ne serez pas déçu en arrivant en haut.
Bon à savoir avant de vous lancer :
- Bus aller-retour : 34,70 € adulte, 17,20 € pour les 6-14 ans, ascenseur compris, pas de droit d’entrée en plus
- Départs toutes les 25 minutes, bus électriques depuis 2023
- Pas besoin de réserver si vous êtes en individuel. Votre retour est pré-réservé à +2h, modifiable sur une borne
- Ouvert du 7 mai au 31 octobre seulement. Fermé tout l’hiver
- La Dokumentation Obersalzberg est à 4,50 € si vous y allez seul, gratuite jusqu’à 18 ans, ouverte tous les jours de 9h à 17h — et elle ferme vraiment à 17h, ne la gardez pas pour la fin de journée
- Le musée et le départ des bus sont sur le même parking, à Obersalzberg
Un mot sur les excursions organisées depuis Salzbourg : elles existent, elles coûtent 100 à 120 € par personne pour une demi-journée, et le reproche qui revient tout le temps c’est qu’on reste très peu de temps en haut. En plus, le musée n’y est en général pas inclus — alors qu’en autonomie, il est gratuit avec votre billet. À vous de voir, mais en voiture c’est nettement plus rentable !




Une semaine dans les Alpes bavaroises : l’itinéraire que j’aurais aimé avoir
Autant vous le dire franchement : ce n’est pas l’itinéraire qu’on a suivi.
On est venus plusieurs fois dans la région, et à chaque séjour on a découvert des choses sur place — un lac dont personne ne nous avait parlé, un village trouvé par hasard un soir, un billet qu’on aurait dû prendre trois semaines plus tôt. Voilà donc l’itinéraire qu’on aurait construit si on avait eu toutes ces infos dès le premier jour. Celui que je referais.
Et la première chose à comprendre, c’est la géographie. Parce que la grosse erreur quand on prépare ce voyage, c’est de regarder une carte de Bavière et de se dire que tout est à côté.
Ça ne l’est pas du tout !
Les Alpes bavaroises s’étirent sur près de 250 kilomètres d’ouest en est. Neuschwanstein et le Königssee, les deux stars de la région, sont à 3 heures de route l’un de l’autre. Si vous partez d’une seule base, vous allez passer votre séjour dans la voiture.
D’où le découpage : trois jours à l’ouest, quatre jours à l’est, et une seule vraie journée de route entre les deux. Deux hôtels, pas plus.
Voyons ça.
Les 3 premiers jours : l’ouest, les châteaux et la Zugspitze
Base : Füssen ou Schwangau les deux premières nuits, Oberammergau la troisième.
Pour Schwangau, on ne fait pas plus pratique que l’AMERON Neuschwanstein Alpsee Resort, littéralement au pied des châteaux et au bord du lac Alpsee. À Oberammergau, le Gästehaus am Passionstheater fait très bien l’affaire. Et si vous préférez rester au pied de la Zugspitze pour la troisième nuit, il y a le Chalet St Anton à Grainau, à côté de l’Eibsee.
C’est la Bavière de carte postale. Les châteaux, les montagnes, les villages à balcons fleuris.
Jour 1 — Neuschwanstein et Hohenschwangau. Les deux châteaux se font dans la même journée, ils sont face à face. Réservez vos billets bien en avance, c’est impératif en été — c’est exactement le genre de chose qu’on aurait aimé savoir avant. Et gardez la fin d’après-midi pour le lac Alpsee, juste en dessous : baignade ou simple tour à pied, c’est le meilleur moment de la journée.
Jour 2 — L’église de Wies, Linderhof et Ettal. Une journée plus tranquille, en petites routes. L’église de Wies le matin, Linderhof et ses jardins l’après-midi — et prenez la grotte de Vénus, elle a rouvert en 2025 après dix ans de travaux. L’abbaye d’Ettal en fin de parcours. Dormez à Oberammergau : le village aux façades peintes en trompe-l’œil, spécialiste du travail du bois. On y a dîné un soir sans l’avoir prévu, et la weissbier de l’Ammergauer Maxbräu reste la meilleure bière du séjour !
Jour 3 — La Zugspitze, l’Eibsee et les villages. Montez tôt, la lumière est meilleure et la foule arrive vers 11h. En redescendant, l’Eibsee est à cinq minutes et vaut largement deux heures de plus : le tour du lac est superbe.
Et vous y êtes déjà, alors profitez-en : le lac se trouve à Grainau, un village très agréable au pied de la Zugspitze, nettement plus calme que sa voisine. Consacrez la fin de journée aux petits villages du coin — Krün et Wallgau, minuscules et adorables — avant de finir à Garmisch-Partenkirchen, avec ses chalets typiques et ses devantures peintes. C’est le genre d’après-midi qu’on n’avait pas prévu la première fois, et qu’on a regretté de ne pas avoir calé.
Vous avez une journée de rab ? Faites un saut à Innsbruck, à 55 minutes de Garmisch, ou allez vous baigner au Plansee côté autrichien.
Les 4 jours suivants : l’est, Berchtesgaden et les lacs
Base : Berchtesgaden ou Schönau am Königssee, quatre nuits.
On a logé aux Ferienwohnungen Almblick à Oberschönau, à quelques minutes du Königssee — pratique quand on veut attraper le premier bateau de 8h !
Changement complet de décor. Ici les montagnes sont plus hautes, plus raides, et le tourisme est différent.
Jour 4 — La route, avec Herrenchiemsee au milieu. C’est la journée de transition, et elle est loin d’être perdue : le Chiemsee est pile sur le trajet. Vous embarquez à Prien-Stock, vous passez l’essentiel de la journée sur l’île, et vous repartez vers Berchtesgaden en fin d’après-midi.
Attention quand même, c’est une grosse journée : entre la route et les 4h30 minimum sur l’île, ça remplit bien. Si votre vol de retour part en fin de journée, gardez plutôt Herrenchiemsee pour le trajet du retour vers Munich — ce sera nettement plus détendu.
Jour 5 — Le Königssee et l’Obersee. Prévoyez la journée entière, et prenez le premier bateau à 8h. Poussez jusqu’à Salet, marchez jusqu’à l’Obersee, et si le temps le permet continuez jusqu’à la Fischunkelalm. Rentrez avant 14h30 pour éviter les files.
Jour 6 — La Dokumentation Obersalzberg puis le Nid d’Aigle. Dans cet ordre, et pas l’inverse : le musée ferme à 17h, et il est inclus dans votre billet de bus. Ça, on l’a appris en redescendant, trop tard — ne faites pas la même erreur. Le matin le musée, l’après-midi la montée au Kehlstein. Et finissez la journée au Hintersee, à vingt minutes : la lumière du soir sur le lac, c’est quelque chose.
Jour 7 — Le Jenner. Le Königssee vu d’en haut, pour boucler la boucle. Une demi-journée suffit, ce qui vous laisse le temps de reprendre la route ou de flâner dans Berchtesgaden.
Si vous avez plus ou moins de temps
Quatre jours ? Ne prenez que l’ouest. Munich, les châteaux, la Zugspitze. Oubliez Berchtesgaden, vous perdriez deux journées sur la route pour rien.
Cinq jours ? Choisissez un camp. Soit l’ouest tranquillement avec une incursion à Innsbruck, soit vous filez directement à Berchtesgaden en arrivant et vous y restez. Faire les deux dans ce format, c’est courir.
Dix jours ? Là, vous respirez. Ajoutez une nuit à Berchtesgaden, offrez-vous une étape tyrolienne complète — Innsbruck, Alpbach, et pourquoi pas le Café 3440 dans le Pitztal — et prenez le temps de vous perdre sur les petites routes. C’est souvent le meilleur souvenir qu’on ramène.
Et Munich ? Comptez-la en plus. Une journée à l’arrivée ou au départ, selon vos vols. C’est là que vous prendrez la voiture de toute façon.
Les distances à connaître avant de réserver
Quelques repères qui vous éviteront des déconvenues au moment de choisir vos hébergements.
- Munich → Füssen — 120 km, 1h30
- Füssen → Garmisch-Partenkirchen — 60 km, 1h
- Garmisch → Innsbruck — 56 km, 55 min
- Garmisch → Berchtesgaden — 207 km, 2h35
- Füssen → Berchtesgaden — 265 km, 3h
- Berchtesgaden → Prien (Herrenchiemsee) — 71 km, 1h
- Berchtesgaden → Salzbourg — 28 km, 33 min
- Berchtesgaden → Munich — 160 km, 1h50
- Munich → Prien (Herrenchiemsee) — 85 km, 1h
Attention à un détail qui coûte cher : plusieurs des itinéraires les plus rapides passent par l’Autriche, notamment pour rejoindre Berchtesgaden depuis Salzbourg. Il vous faut alors une vignette autrichienne — 12,80 € pour dix jours, contre 200 € d’amende si vous vous faites prendre. Prenez-la en ligne avant de partir, c’est réglé en deux minutes.
Un dernier conseil, et c’est le plus important : ne réservez pas vos hébergements avant d’avoir tranché vos zones. C’est l’erreur classique — on bloque un hôtel « central » qui ne l’est pas, et on passe la semaine à faire des allers-retours. Mieux vaut deux hôtels bien placés qu’un seul mal situé !
FAQ et infos pratiques sur les Alpes bavaroises
Quelle est la meilleure saison pour visiter les Alpes bavaroises ?
L’été (de juin à septembre) est idéal pour randonner, profiter de la nature, avoir de superbes couleurs, et bénéficier d’une météo pas affreuse.
L’hiver, la région est un paradis pour le ski, la raquette, avec des stations et des pistes de ski absolument partout! On trouve des tire fesses dans chaque village et vous avez les plus gros domaines comme Garmisch-Partenkirschen.
L’entre deux saison est pluvieux mais pas du tout touristique donc ça se fait aussi. J’étais venu en janvier pour la première fois, et c’est vrai qu’il n’y avait pas grand monde. Mais c’était assez humide, je dois bien le reconnaitre 😀
Donc, cela dépend de ce que vous voulez. Rando ou ski? Si vous venez en été, sachez qu’il faut faire les réservations des visites de châteaux un peu en avance pour ne pas se retrouver le bec dans l’eau comme nous.

Où loger pour visiter les Alpes bavaroises ?
Le coin est quand même très grand. Donc selon ce que vous voulez voir, vous pouvez avoir un seul ou 2/3 logements dans tout le sud de la Bavière, notamment pour vous rapprocher de Konigsee.
Nous avons fait toute une semaine à Ehrwald, côté autrichien. Un joli petit village, agréable. De là il était super simple d’accéder à tout (Munich, Innsbruck, les châteaux…).
On logeait au Apartments S, des appartements tout récents et super fonctionnels face aux montagnes. Après en chalet super sympa à Ehrwald, il y a le Zugspitz Lodge.
Ehrwald est juste à côté d’un autre encore plus agréable village : Lermoos. Plus de jolis chalets, mais plus touristique. Les deux se valent et sont super sympas 🙂 A Lermoos, je vous conseillerais Apart Haus Alpenhof, un cadre magnifique !
Mais il y a pas mal de possibilités super intéressantes côté allemand. Par exemple à Grainau, au Boutique Hotel Längenfelder Hof , qui est top et magnifique.
A Garmisch Partenkirchen, vous avez aussi de super jolis chalets. Par exemple le Bavaria Biohotel, le Rheinischer Hof, et le magnifique Hotel Aschenbrenner.
Si vous allez plus à l’est, alors je vous propose le Relais & Châteaux Gut Steinbach, superbe au coeur des montagnes.
Combien de jours prévoir dans les Alpes bavaroises ?
Une semaine est le bon format : comptez trois jours à l’ouest pour les châteaux et la Zugspitze, puis quatre jours à l’est pour Berchtesgaden. En quatre ou cinq jours, il faut choisir un seul côté — les deux stars de la région sont à 3 heures de route l’une de l’autre ! Avec dix jours vous respirez, et vous pouvez pousser jusqu’au Tyrol et à Salzbourg.
Le détail jour par jour est dans l’itinéraire, un peu plus haut.

Comment venir dans les Alpes bavaroises ?
Nous sommes partis de Paris en voiture, jusqu’à Ehrwald. Cela prend 9h sans s’arrêter, donc 11h avec pas mal de pauses. Pas forcément idéal, mais il y a plus rapide si vous prenez l’avion jusqu’à Munich, ou Innsbruck. Eventuellement Salzbourg si vous partez de l’est.
Sauf que, contrairement aux deux autres, l’avion jusqu’à Munich est direct avec Air France notamment.
Après, je conseille TRES fortement de comparer les vols et les compagnies. Pour ça j’utilise le comparateur Kayak, et ça fonctionne très bien.
Une fois sur place, pour se déplacer il est presque indispensable d’utiliser la voiture. Pas mal de sites principaux sont accessibles en bus et en train, mais si vous avez la possibilité, je vous conseille de louer une voiture pour une question de flexibilité (en plus l’essence est bien moins chère que chez nous!).
Pour ma part, je compare chez Discover Cars, fiable et de confiance, avec des avis par agence.
Vous avez aussi la possibilité de louer une voiture à un particulier avec Getaround. Je l’utilise de temps en temps à l’étranger et je n’ai jamais eu aucun souci. Ca commence dans les 25€, il faut juste faire attention au kilométrage (environ 200 par jour en moyenne).
Profitez d’ailleurs de 15€ de réduction sur votre première location!

Peut-on visiter Neuschwanstein et le Königssee dans la même journée ?
Non, et c’est l’erreur la plus fréquente ! Il y a environ 2h30 de route entre les deux, chacun d’un bout à l’autre de la Bavière alpine. Neuschwanstein est à l’ouest, du côté de Füssen. Le Königssee est tout à l’est, à Berchtesgaden, presque en Autriche. Prévoyez deux bases différentes, ou au minimum deux journées bien distinctes.
Peut-on visiter les Alpes bavaroises sans voiture ?
C’est possible mais franchement limitant. Munich, Innsbruck, Garmisch, Füssen et Berchtesgaden sont bien reliés en train, et des bus desservent le Königssee, le Hintersee et le Kehlstein depuis Berchtesgaden. Par contre, tout le charme de la région est dans les petites routes et les lacs perdus, et ça, sans voiture, vous passez à côté. Louez au moins quelques jours.
Faut-il une vignette pour passer par l’Autriche ?
Oui, dès que vous empruntez une autoroute ou une voie rapide autrichienne. Comptez 12,80 € pour dix jours en 2026, ou 9,60 € pour une seule journée — autant prendre la dizaine ! Attention, c’est vite nécessaire : les itinéraires les plus rapides entre Salzbourg et Berchtesgaden passent par l’Autriche. L’amende est montée à 200 € depuis janvier.
Combien de temps à l’avance faut-il réserver Neuschwanstein ?
Le plus tôt possible, vraiment. En plein mois d’août, j’ai trouvé un délai de trois semaines — et j’ai donc dû me contenter des extérieurs. Si votre voyage tombe en haute saison, réservez dès que vos dates sont fixées. Pour Linderhof, quelques jours d’avance suffisent en général, et Herrenchiemsee ou Hohenschwangau sont nettement plus accessibles.
Faut-il prévoir des espèces ?
Oui, plus que vous ne le pensez ! Plusieurs sites n’acceptent que le liquide : le bateau de Herrenchiemsee, les bateaux du Plansee, et la billetterie du Königshaus am Schachen, qui ne prend ni réservation ni carte. Les horodateurs des parkings de Ramsau ne rendent pas la monnaie. Gardez toujours une trentaine d’euros en petites coupures dans la voiture.
Peut-on se baigner dans les lacs de la région ?
Ça dépend beaucoup du lac ! Côté tyrolien, le Plansee et le Blindsee sont faits pour ça : baignade autorisée, entre 17 et 24 °C l’été selon le lac et la période. Côté allemand, le lac Alpsee au pied de Neuschwanstein est très agréable. En revanche, le Königssee et l’Obersee sont en cœur de parc national, avec des règles bien plus strictes.
Est-ce que ça se visite facilement avec des enfants ou une poussette ?
En bonne partie, oui. Le tour du Hintersee est plat, gravillonné, accessible en poussette et même en fauteuil roulant. La Jennerbahn est entièrement accessible, restaurants compris. En revanche, oubliez la poussette dans le Zauberwald et sur le sentier de l’Obersee : ce dernier longe la roche, reste humide et comporte des passages avec câbles.
Le Nid d’Aigle, c’est une visite pour tout le monde ?
C’est une question légitime. Le lieu est un vestige nazi, et il est aujourd’hui occupé par un restaurant, sans rien pour vous aider à comprendre ce que vous visitez. Si le sujet vous intéresse vraiment, l’endroit à voir est la Dokumentation Obersalzberg, en contrebas, qui est un vrai musée et qui est incluse dans votre billet de bus. Faites-la en premier, elle ferme à 17h.
En conclusion
Voilà voilà, je crois vous avoir tout dit!
En fait la difficulté est de faire des choix, de bien faire la balance entre les activités à faire comme les visites de châteaux, les activités de nature comme les lacs et les randos (je ne vous en parle pas ici par manque de connaissance), et les visites de ville.
Aussi il faut faire attention jusqu’où vous souhaitez aller, car on peut vite s’éloigner, Konigsee étant à plus de 2h d’Innsbruck par exemple.
Mais à la limite, je vous dirais d’improviser un peu comme on a fait. Notez vos indispensables (Neuschwanstein en est un!) et après partez en vadrouille tranquillement. Je dirais que c’est la meilleure façon de découvrir la région, même si j’aime bien avoir un itinéraire bien défini en général. Là franchement, ça se fait bien sans car ya des choses à voir partout et vous allez perdre beaucoup de temps à faire des petites pauses découvertes à droite à gauche.
Bon, dans tous les cas, vous allez vraiment en profiter, ça c’est sur !
⭐️Découvrez les Châteaux de Neuschwanstein, Hohenschwangau et Linderhof !



